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Pascal Paul est né à AUBERVILLIERS dans le 93 d’un père ouvrier, électricien de chantier en perpétuel déplacement, investi dans le syndicalisme et d’une mère nourrice agrée, bénévole auprès des prêtres ouvriers de la paroisse et catéchiste. Il est le cadet d’une fratrie de trois garçons. Ils ont grandi au 10ème étage d’un HLM de cette région, surnommée la « banlieue rouge ».

En 1974, alors qu’il n’a que 12 ans, la famille quitte la cité pour venir s’installer à Baleix, petit village du Béarn, dont est originaire son Père. Après une classe de 6ème comme externe à Aubervilliers, il se retrouve interne au lycée de Vic. Lorsque Pascal Paul évoque cette rentrée, il s’amuse à dire « j’ai cru entrer dans un monastère », tant l’écart était grand entre cet internat fait de règles et de discipline et l’environnement précédent où la délinquance et parfois la violence étaient déjà présentes.

Pascal Paul gardera de cette enfance banlieusarde son franc-parler, sa capacité à « vivre ensemble » et la tolérance à la différence, quelle soit sociale, politique, religieuse ou liée à un handicap. Il se souvient aussi de l’engagement des élus de cette ville de 50 000 habitants pour que chaque gamin puisse accéder à la culture, vecteur essentiel de « l’ascenseur social ». Il parle avec gourmandise de ces pièces de théâtre qu’il allait voir avec l’école au Théâtre National de la commune, de ce dictionnaire que le maire venait en personne offrir à tous les élèves de CM2 pour leur passage en 6ème, des déplacements au Musée du Louvre pour étayer les cours d’histoire de 6ème sur les grandes civilisations, des beaux livres qui récompensaient ses prix d’excellence et qui étaient, là encore, offerts par la municipalité…

« Elève actif, rieur, attachant et turbulent », se répétait sur ses bulletins du collège. En effet, Pascal Paul sera président du ciné-club, président du foyer socio-éducatif après avoir travaillé à sa création, représentant des élèves au sein du conseil d’administration du lycée, … Après un bac scientifique et deux années de DEUG de biologie, il fait une école de commerce à Pau d’où il sortira major de sa promotion.

Après une courte expérience de commercial dans une entreprise d’isolation, il part dans le Nord-Est comme inspecteur régional des ventes et se retrouve, à 23 ans, à gérer un secteur de 15 départements. Il manage 22 commerciaux et 6 techniciens pour le groupe UNI-LEVER. Durant trois ans, il arpente les routes du Grand Est et développe le secteur, bien au-delà des objectifs fixés.

En 1988, il épouse Betty, infirmière, fille de Charlotte et Jacques Larrouy le marbrier local. En 1989, il démissionne de son poste pour s’installer définitivement sur la commune de Vic et reprendre la marbrerie familiale.

Ils ont deux enfants, Roxane 26 ans psychomotricienne à l’hôpital de Vic et Alexandre 18 ans, lycéen au LEGTAF « Jean Monnet » de Vic.

En 2005, Pascal Paul oriente son entreprise vers la marbrerie de décoration et sa forme actuelle qui emploie 3 collaborateurs vicquois.

Ainsi, Pascal Paul est depuis 31 ans à la tête de la plus vieille entreprise vicquoise. En effet, en février dernier la marbrerie a soufflé ses 110 bougies en présence de 150 convives (clientes et clients particuliers et professionnels, ouvriers et leur famille, fournisseurs, expert-comptable, maires de la communauté de communes, famille et amis). Pascal Paul a remercié dans un petit discours, les invités et plus particulièrement ses beaux-parents pour la confiance sans faille qu’ils lui portent. La vie d’une entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. Entreprendre est évidemment une affaire d’énergie, de pratique et de prise de risques. Seuls celles et ceux qui ont connu cette expérience peuvent comprendre ce qu’il en est … Depuis 31 ans, ce sont près de 10 000 clientes et clients qui lui ont fait confiance… Des maires du territoire et le président de la communauté de communes sont venus applaudir la longévité exceptionnelle de cette petite entreprise. L’absence du maire de Vic et de son équipe a été très largement perçue comme une offense non seulement à l’esprit entrepreneurial, mais aussi comme un manque de respect vis-à-vis d’une vielle famille vicquoise.

Epicurien insatiable, Pascal Paul s’investit sans compter dans tout ce qu’il entreprend. En sport, il a porté, entre autres, les couleurs de l’USV rugby, du Stade Dijonnais ou encore de l’ASA d’Artagnan où il finira sa carrière comme joueur et co-président. En basket, il est un des initiateurs du club d’Artagnan où il poursuivra comme entraineur et président de deux équipes féminines. Il a été trésorier de l’association intermédiaire V.V.O.L.T.A.J, vice-président de l’école de musique Vic-Music lors de sa création, bénévole à l’USV 15 pour « la fête de la gare », président pendant plus de 10 ans du conseil local de la FCPE …

C’est en 1995, que Pascal Paul entre au conseil municipal dans l’équipe de Claude Miqueu. Durant deux mandats, il sera conseiller- délégué au commerce et à l’artisanat. Il travaille sur la dynamisation du marché (marché et concours de gras), sur la signalétique (il est à l’origine du remplacement de tous les mâts gris par des mâts bleus pour donner une identité visuelle à la signalisation). Il travaille avec les chambres consulaires (CCI et chambres des métiers) à la mise en place d’une OMPCA (Opération de Modernisation des Pôles Commerciaux et Artisanaux), il participe à la création de l’association des commerçants, en trouve le nom A.A.C.T.I.V (Association des Artisans, Commerçants, Travailleurs Indépendants Vicquois) et en devient le co-président. Pour son enthousiasme et son énergie, il est choisi par Claude Miqueu pour représenter la commune lors d’une émission de télévision sur l’animation des fêtes de Noël. Pour cette émission, il obtient les autorisations de refaire circuler une dernière fois un train de voyageur de Tarbes à Vic pour l’arrivée du Père Noël.

En 2008, Pascal Paul est élu sur la liste de Jean Bordères et devient vice-président de la communauté de communes. Il est en charge pendant six ans de la communication de la collectivité, de la gestion des aires de passage des gens du voyage. Avec Jean-Louis Curret, il œuvre sur des grands projets comme la chaudière collective bois ou la Maison de Santé et participe aux recrutements des cadres territoriaux. Avec la volonté d’élargir l’accès à la culture dans un monde de plus en plus technocratique et « blingbling », il initie non sans mal, la démarche de transfert de la compétence culture à la communauté de communes. Après d’âpres discussions, la compétence est transférée en 2011, il se voit nommé président du centre multimédia. Il imagine un nom pour cette salle aujourd’hui incontournable dans le département : l’OCTAV. Avec les salariés et les membres de la régie, l’homme crée une équipe qui ose une programmation éclectique. Boulevard des Airs, Zebda, Michael Jones, Claudio Capeo … viennent se produire. Des troupes de théâtre comme « Le Grenier de Toulouse » ou « L’Esquisse » régalent le public. Le cinéma CINEVIC organise des ciné-débats, des ciné-gouters, des ciné-passions… Il reste président de la régie jusqu’en 2017 avec la fusion des trois communautés de communes. Pascal Paul refuse un poste de vice-président dans cette nouvelle structure, ne pouvant cautionner les petits arrangements et marchandages politiciens au détriment de l’intérêt général.

A 57 ans, la vie a permis à Pascal Paul de changer le temps en expérience. Il a appris des femmes et hommes politiques sans jamais les copier. Avec le recul suffisant, Pascal Paul pense que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser, et ce d’autant plus qu’il a la suffisance de croire qu’il est meilleur que les autres. Pour Pascal Paul, faire de la politique locale est d’une tout autre nature. C’est avant tout se montrer transparent, inclure les citoyens concernés, proposer des conditions de discussion optimales. A partir de là, s’ouvre tout un champ des possibles …